01H00 du matin, l'heure où les Hérissons de mon jardin sont en pleine vadrouille, l'heure où mon envie de rejoindre certaines soirées d'été est la plus folle, l'heure où les parents de Vic s'aperçoivent que leur fille est au téléphone depuis 2 heures, l'heure où je recommence cet article plus de 3 fois. Une belle heure où mes idées sont les plus embrouillées, mais aussi les plus insouciantes. L'heure où je m'autorise à accepter ce que je ressens vraiment. L'heure véridique. Je me réserve donc ce petit moment pour penser à eux, pour regretter ou baisser les bras. Et c'est là que je m'aperçois que la journée est pour moi un monde hypocrite. Où je m'interdit de vivre sainement. Alors tout en étant dans mon nouveau lit deux place, en écoutant encore une fois, une musique « TRISTE » en boucle et en imaginant une vie qui n'existe pas, je m'endors seule pour me réveiller dans un monde qui n'est pas le mien.